Comment réparer une gouttière

Rotten gutter

Bricolage : nom commun signifiant occupations exercées en tant qu’amateur et liées à la création, l’amélioration, la réparation et l’entretien de choses matérielles… a priori, ça a l’air sympa !

D’ailleurs nombre de sites internet et d’auteurs font tout pour rendre plus accessible la nouvelle activité préférée
des Français. Je vais essayer, exercice clé en main, de devenir un de ces « bricoleur »…

Un matin d’une semaine pluvieuse, je prends une douche inopinée. L’abandon pendant les mois d’hiver n’aura pas épargné ma vieille copine en zinc : cette fois, c’est sûr, il faut faire quelque chose, je vais devoir réparer une gouttière !

Arrivée dans les rayonnages que je snobais volontiers jusque-là, la première difficulté ne tarde pas à pointer le bout de son nez : les vendeurs et moi ne parlons pas la même langue !

C’est étrange, moi j’avais lu qu’il fallait que je mette du mastic spécial couverture et dégainer papier abrasif et toile de verre mais le professionnel s’emballe un peu avec des termes techniques auxquels je ne comprends rien.

fuite gouttière

Heureusement, il doit avoir l’habitude et me met entre les mains tout ce dont j’ai besoin et me lance un « Bon courage » qui en dit… Me voilà maintenant au-dessus de la fameuse gouttière… Première difficulté : perché sur mon échelle, j’ai le vertige !

Mais ma rue regorge de voisins sympas et l’un d’eux ne tarde pas à me venir en aide. Je vide ma gouttière d’un nombre de feuilles impressionnant et m’arme ensuite d’un chiffon et d’alcool à brûler. Le vendeur m’ayant dit de ne pas lésiner sur la dose, j’y vais franchement au point de dégraisser tout mon avant-bras…

Cette fois, le support est prêt à recevoir sa « rustine ». Je coupe à bonne taille l’aquaband. Cette bande d’étanchéité bitumeuse est auto-adhésive et promet donc d’être mise en place rapidement. Et pour le coup, c’est vrai. Un trou, une fissure, on coupe, on colle, on frotte avec un chiffon et le tour est joué !

Comment « monter une descente » de gouttière


Quand une gouttière est complètement rongée par la rouille, elle se désolidarise de sa descente et l’eau ruisselle joyeusement le long de votre mur entraînant de jolies infiltrations…

Aux grands maux, les grands remèdes. Il va falloir que je remonte une descente de gouttière. Par quoi commencer ? Les blogeurs préconisent de scier la partie rongée avant d’y accrocher une « naissance universelle » dans laquelle on introduit le tuyau de descente.

Mon voisin me montre alors une sorte de gros entonnoir que le conseiller m’a justement vendu un peu plus tôt dans la journée. Désormais, l’artillerie lourde va entrer en jeu.

D’abord par le biais d’une scie à métaux, et c’est avec difficulté que je fais tomber les morceaux de gouttière défaillants. Accrocher mon « gros entonnoir » à la gouttière semblait beaucoup moins dur mais c’était sans compter sur les coupures que ça implique.

monter une descente gouttière

Dernière épreuve : Pendant que je tiens mon tuyau de descente (toujours en altitude !) mon voisin fait une marque aux endroits où je dois percer pour installer les colliers… Il faut alors adapter la mèche au support… là encore, sans l’aide d’un homme, c’est perdu d’avance. Il ne me reste plus qu’à serrer les colliers et mon tout est installé !

Le verdict

J’ai récolté les fruits de mon investissement : les gouttes sont désormais prisonnières !

S’il en vaut la peine, l’exercice s’est tout de même déroulé dans la douleur : maîtriser son vertige n’est pas évident et employer le nécessaire de « Bob le bricoleur » non plus d’ailleurs.