Comment appliquer la peinture sur carrelage ?

close-up view of construction tools as paint brush and roller pipe wrench putty knife

Voilà, l’hiver arrive à grand pas et je n’en peux plus de voir le vieux carrelage marron de ma cuisine : j’ai besoin de couleur !


Je n’ai franchement pas l’âme d’un carreleur alors je ne vois qu’une solution : de la peinture sur carrelage !

Comparaisons à l’appui.

Ni une, ni deux, je file chez Leroy Merlin. Là bas, ils sont clairs avec moi : il n’existe pas de peinture à appliquer directement sur le carrelage.

Il me faudra mettre une sous-couche puis de la peinture monocouche au-dessus. Rose Dahlia !


Test pour test, il existe deux marques de sous-couche : la marque du magasin Leroy Merlin (9,20€ pour 0,50 L) et la marque Julien (7,90€ pour 0,50 L).

Voyons laquelle des deux est la meilleure ! Pour la monocouche, j’ai pris la marque magasin et le pot me revient à 11,50€.


Fibre écolo oblige, après avoir consulté des dizaines de sites, je trouve ma solution sur le site eco-logis.

Il me propose une laque brillante au distillat d’agrumes, pas spécifiquement destinée au carrelage mais qui conviendra sans soucis.

Et cette fois, je n’ai pas de sous-couche à appliquer ! Oups, la facture est quand même salée : 26€ pour un pot de 0,75 L plus 7,15 e de frais de port !

C’est cher mais ça commence par là les gestes qui protègent la planète !
Par acquit de conscience, je téléphone le lendemain matin à Bricomarché et j’ai la réponse que j’attendais ! Je vais pouvoir tester cette peinture spéciale « carrelage » et éviter la sous-couche à mon bras fainéant. Je file illico presto m’enquérir de ce pot « magique ». Le prix ? 14,15 e pour 0,50 L.

Les essais

peinture et peinceau pour peindre carrelage

Le jour J : je commence par la peinture spéciale « carrelage » de chez Julien et là … je déchante un peu. Moi qui pensais économiser quelques coups de pinceau, la peinture ne couvre pas bien les carreaux. Je vais devoir mettre plusieurs couches !
Je continue avec la peinture avec sous-couche préalable, toujours de la marque Julien. La peinture est épaisse et s’étale facilement… c’est agréable. Passons à la sous-couche Leroy Merlin, la texture est moins épaisse, je passe et repasse mon rouleau, mais avec quelques tours de bras de plus, j’arrive à un résultat convenable. Maintenant, il faut laisser sécher 24 heures minimum.


Dernière à entrer en lice : la peinture biologique. L’odeur n’est pas très agréable, mais passons… La peinture est fluide, couvrante : le résultat m’impressionne. Bon, j’ai terminé pour aujourd’hui, je laisse l’air faire son travail : ça sèche.

Le lendemain, c’est reparti pour ma petite séance de peinture. A l’endroit où j’avais mis mes sous-couches, j’applique le rose. La sous-couche Julien est plus couvrante, le résultat est bien meilleur au final mais, pour les deux marques, il faudra une seconde couche de rose.


Deuxième couche sur la peinture spéciale carrelage de chez Julien : même rituel qu’hier : il faudra une troisième couche.

Bilan

Celle dont je suis fière c’est ma peinture bio, le résultat est impeccable : la deuxième couche couvre à merveille, mon travail s’arrête donc là.

Troisième jour, troisième couche. En fait c’est la deuxième couche de peinture rose après la sous-couche. Pour la peinture spéciale carrelage Julien, la perfection n’est pas encore atteinte… les coups de rouleau sont visibles, ce n’est pas nickel… il faudra une quatrième couche !

Voilà, c’est fini ! Mon mur carrelé s’est refait une jeunesse mais le résultat n’est pas comparable à un vrai carrelage. De plus, reste à savoir si, dans un mois ou dans un an, à force de pschitts – pschitts, d’éclaboussures et de produits javellisés en tous genres, mon chef d’œuvre sera toujours aussi clean…

Le temps me donnera la réponse, mais mon verdict est clair : la peinture biologique donne le meilleur résultat bien qu’elle soit plus chère…